La taille d'hiver, avec Joris
Deux mois de taille, souvent sous la pluie. Une première taille en hiver pour choisir les bourgeons, en gardant trois bourgeons de sécurité contre les gelées tardives.
De la taille sous la pluie au décuvage, une année au domaine racontée en photos et en vidéos. Le récit complet est dans la lettre de fin d'année.
Commander les vinsPrès de 400 mm de pluie, un sol gorgé d'eau.
Deux mois de taille, souvent sous la pluie. Une première taille en hiver pour choisir les bourgeons, en gardant trois bourgeons de sécurité contre les gelées tardives.
34 moutons dans les rangs pour tondre l'herbe et laisser au passage un engrais tout naturel.
Un débourrement précoce, un gel, puis la chaleur.
Deux jours après le débourrement, une nuit à -3°C. Environ 10 % de pertes, limitées grâce à la taille en deux temps.
La Dame de Onze Heures, petite fleur blanche qui ne s'ouvre qu'en fin de matinée. C'est elle qui a donné son nom au domaine.
Un passage au rotofil autour des futures grappes, pour aérer le bas des ceps et éviter le mildiou.
À l'atomiseur à dos au moment des premiers bourgeons, puis au tracteur quand la végétation a pris le dessus. Seulement 2,6 kg de cuivre sur toute la saison.
La végétation file avec la chaleur du printemps, juste avant la fleur.
Un hanneton venu faire un tour dans les rangs. Insectes, oiseaux, fleurs sauvages : quand toute cette petite vie revient, c'est le signe que l'écosystème se porte bien.
La vague de chaleur est tombée pile sur la floraison. On voit les vides dans les grappes : c'est la coulure, environ un tiers de la récolte en moins.
Le plus chaud jamais mesuré en France, moins de 60 mm de pluie au domaine.
L'herbe garde l'humidité dans le sol plus longtemps et pousse les racines à chercher l'eau en profondeur. Elle colle aussi un peu aux sandales.
Les grains passent du vert au noir, un par un. Le début de la course à la maturité.
Vendanges le 11 septembre, juste avant un nouveau coup de chaleur.
Les caisses vidées délicatement par Joris dans l'égrappoir, puis le tri des grains sur la table avant la mise en cuve.
Réalisé par Chloé, tout en douceur : on arrose le chapeau de marc avec le jus du bas de la cuve, une à deux fois par jour.
Les pieds dans le marc pour enfoncer le chapeau et extraire sans brusquer.
Densités et températures relevées cuve par cuve pendant toute la fermentation.
Après deux semaines de macération post-fermentaire, on vide les cuves avec Théo, puis on presse doucement au vieux pressoir vertical.
Mis en bouteille le 3 juillet, dans de nouvelles bouteilles bourguignonnes, numérotées et cirées.
Chaque bouteille est cirée et numérotée. Trois cuvées tout en légèreté, à 11,5 %. Dans la bouteille : des fruits rouges frais, griotte et framboise, du poivre frais, une bouche fluide et tapissante qui finit sur de jolis amers.


